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Sly & The Family Stone

Publié le par Vincent Turban

Sly & The Family Stone

La réponse de la Côte Ouest des Etats-Unis à James Brown, une tribu multiraciale avec à sa tête le génial et excentrique Sylvester Stewart alias Sly Stone,créateurs du funk dans sa forme moderne avec ce mix détonnant de soul, de rock et de psychédélique, Sly & The Family Stone fut la formation la plus populaire de la fin des 60’s/début 70’s.

 

Sly (voix),Freddie (guitare),Rose (piano),Cynthia Robinson (trompette),Jerry Martin i(saxophone),Larry Graham (basse) et Gregg Errico (batterie) sont le noyau dur du groupe formé en 1966 à San Francisco.

 

Détonnant visuellement et musicalement par rapport aux productions de l’époque,ils se forgent une réputation hors pair dans la région de Frisco et d’Oakland.Convaincu de l’ensemble,Clive Davis le patron de CBS/Epic les signe sur son label en 1967.

 

Le 1er album "A Whole New Thing"passe inaperçu et Il faudra attendre 1968 et "Dance To The Music"(numéro 8 des Charts) pour que le groupe ouvre les portes du succès. L’année 1969 est celle de la confirmation.

 

"Stand" est un recueil à la fois joyeux, optimiste et politisé,novateur sur le plan sonore avec cette pulse rythmique la limite de la transe, fortement marquée où la basse prend le dessus. Forts de cette aura de crédiblité, Sly & The Family Stone sont invités à jouer au célèbre festival de Woodstock. Une prestation de premier ordre.

 

Hélas le succès, les excès et abus de drogues et les pressions politiques exercées par certains Black Panthers commencent à noircir progressivement le paysage. Sly Stone pète les plombs et se déconnecte lentement mais surement de la réalité par une consommation gargantuesque de cocaïne et de PCP.

 

Ajoutez à cela les fréquentations louches, le comportement de diva de Sly Stone, les concerts manqués, ce qui aura pour conséquence la désintégration de la Family Stone.

 

Entre 1969 et 1971,1 unique 45 tour,1 best of,l'éphémère aventure Stone Flowers (qui s’avéra au final un échec industriel cuisant), The Family Stone est KO et incapable de se relever. Gregg Errico part en 1971, suivi 1 an après par Larry Graham.

 

Entretemps le sombre et pessimiste "There’s A Riot Going On" sort, en partie réalisé par Sly Stone en personne (chants, voix, basse, batterie, claviers) et aidé par quelques amis musiciens (Herbie Hancock, Billy Preston, Ike Turner, Bobby Womack).

 

Dans un éclair de lucidité toute relative Sly Stone enregistre son dernier grand disque avec une Family Stone remaniée, le syncopé et complexe "Fresh"(1973).

 

La dégringolade continue inexorablement aussi bien sur le plan personnel (1 mariage éclair avec le top model Kathy Silva en 1974) et musical car les albums suivants ne sont vraiment pas à la hauteur de leurs prédécesseurs.

 

Précurseur en son temps, Sly Stone est devenu passé de mode, dépassé par toute une génération de nouveaux groupes et balayé par la tornade disco auquel Stone essaie d’accrocher le train en marche avec une relecture de ses anciens titres à la mode poumtchac en sortant l’atroce "Ten Years Too Soon" (1979).

 

Interpellations, scandales, toxicomanie mènent désormais le quotidien de Sly Stone qui devient oublié de tous en ce début des 80’s.Après une brève collaboration avec George Clinton et un ultime disque en 1983, Sly Stone décide de ne plus enregistrer en 1987.

 

L’héritage de Sly & The Family Stone influencera toute une génération de musiciens et chanteurs au cours des 90’s (de Public Enemy à Prince en passant par Michael Jackson ou John Mayer).

 

Mais floué depuis des années par un producteur qui s’accapare ses royalties, Sly vit dans la précarité jusqu’en Janvier 2015, date à laquelle Stone remporte son procès après des années de lutte acharnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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